Écocitoyen : méthode pour agir et le devenir simplement

L’avenir de la planète est une cause noble, mais aussi une source d’inquiétudes et de stress. L’ampleur du problème peut faire peur. Par où commencer ? Est-ce que mes actes comptent vraiment ? Par quoi commencer à mon échelle ? Ces questions sur l’écologie, nous sommes nombreux à nous les poser. Comment agir en écocitoyen sans se prendre la tête ?

L’écocitoyenneté, définition…

Avant d’aller plus loin, je vais revenir aussi sur le mot écocitoyen. Je vais reprendre ci-dessous la définition de l’écocitoyenneté trouvée sur Wikipédia, même si pas parfaite :

« … la conscience écologique d’appartenir à un environnement (terre, continent, ou pays selon l’échelle) qui garantit son existence, ce qui implique pour lui des droits et des devoirs par rapport à un territoire. Par exemple : le droit de jouir d’un environnement sain et le devoir de ne pas le polluer pour conserver cet environnement sain. »

Wikipédia, article écocitoyenneté, mai 2019

Les freins à l’écocitoyenneté

A force de me questionner sur le sujet, j’ai fini par élaborer quelques principes simples pour m’aider à faire des choix et passer à l’action. Cette «méthode » a pour objectif de lever progressivement plusieurs freins à la pratique de l’écocitoyenneté, que je vais énumérer ci-dessous :

  • l’entourage n’est pas toujours prêt à suivre (conjoint, colocataire, famille, milieu professionnel…),
  • tout plaquer du jour pour changer de mode de vie n’est pas à la portée de tous,
  • changer nos habitudes et fixer de nouvelles prend du temps (cf.article 21 jours pour ancrer une habitude, un mythe ?),
  • on ne sait pas par où commencer et l’impact sur le budget.
Hôtel à insectes écologique, Vendée, France
Hôtel à insectes, avril 2019

Agir en écocitoyen, la méthode pas à pas

1. Aller du simple vers le complexe.

C’est à dire comment par un geste facile et augmenter progressivement la difficulté ou la complexité. Par exemple, dans le domaine de l’entretien de la maison et d’une démarche zéro déchet, tu peux remplacer le Sopalin par des lingettes tissus lavables et plus tard progressivement éliminer tous les accessoires d’entretien à usage unique de la maison.

2. Observer et changer ce qui est à ta portée au quotidien.

C’est à dire commencer par observer ce que tu fais tous les jours et modifier les éléments de tes routines journalières. Car ton environnement, c’est d’abord ton espace et ton mode de vie quotidien. Par exemple, le brossage de dents, en adoptant une brosse à dents recyclable ou compostable et un dentifrice bio « zéro déchet » ou fait maison. Pour cela tu peux utiliser une mindmap des grands domaines de ta vie, comme ci-dessous. Tu prends un domaine et tu explores tes gestes quotidiens et les produits utilisés associés. Ensuite, tu peux réfléchir à comment les remplacer pour qu’ils soient plus respectueux de l’environnement, moins consommateurs d’énergie, adaptés à ton budget, ton usage ou moins sources de déchets, etc.

Mindmap de méthodologie de  l'écocitoyenneté

3. Accepter d’avancer à son rythme et respecter celui des autres.

Devant l’ampleur des dégâts causés à l’environnement, je comprend qu’on puisses éprouver un sentiment d’urgence à agir et de colère face à l’inaction (réelle ou supposée) de soi ou des autres. Cependant, se juger durement ou les autres est contre-productif. On risque de cultiver en soi le sentiment de découragement et de démotivation, qui sont des freins à l’action. Au pire on peut même en arriver à jeter l’éponge et décourager les autres de passer à l’action.Combien de militants écologistes ont découragé (sans s’en rendre compte) des citoyens à passer à l’action en pointant durement le fait qu’ils n’en faisaient pas assez, pas comme il faut ou de façon incohérente? Je ne dis pas qu’il ne faut pas donner son avis. Mais ne le faite pas sous forme de jugement. Une critique constructive est une critique, qui reconnaît ce qu’il y a de bien dans une démarche et encourage à faire mieux là ou c’est nécessaire, en respectant l’individu. C’est un conseil avisé, pas une leçon de morale blessante et humiliante.

Je suis pas une écocitoyenne parfaite !

Je préviens de suite le lecteur, que je ne suis pas une écocitoyenne « parfaite », plutôt une débutante. Il me reste comme toi, plein de domaines dans lesquels je n’ai encore rien changé et sur lesquels je suis critiquable. Mais l’important est d’amorcer le changement. Car tout voyage commence par un premier pas. Et comme toi, j’ai décidé de prendre ce chemin. Je n’ai pas toutes les réponses aux questions que nous nous posons, mais je m’engage à chercher celles-ci.


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