Écrire un roman

Écrire un roman est un de mes rêves d’adolescente. Dit comme ça, cela fait un peu cliché, je vous l’accorde. Ce désir a émergé pendant mes années collège. C’était en classe de quatrième, je crois. A cette époque, je me suis lancée dans l’écriture ma première longue histoire. Au début cela devait être une nouvelle, juste pour le « fun ». Et puis, c’est devenu un roman. Les personnages principaux étaient inspirés de mes amies de l’époque, dont Christelle, Adeline et Laurence, mais aussi de nos chanteurs et acteurs préférés de l’époque (Tom Cruise, Keanu Reeves ou Axel des Gun’s Roses). Le titre de ce roman était Cannibale. Il mettait en scène l’évasion et les meurtres en série, d’un monstre créé par un savant fou dans le sous-sol d’un château, perdu quelque part en Vendée.

L’expression écrite dans ma vie

C’est le Logis de la Chabotterie à St Sulpice le Verdon (Montréverd), qui m’a servi de référence pour le cadre du récit. Afin de bien cerner mes personnages, j’avais fait leurs arbres généalogiques et même des fiches descriptives pour chacun d’eux (date de naissance, métier, caractère…). Longtemps, j’ai gardé les deux cahiers de ce roman. Puis, lors d’un déménagement, constatant que l’encre avait blanchi au point de de venir quasi illisible, je les ai jetés. Le temps a passé. Le virus de l’écriture ne m’a pas complètement lâché. J’ai eu une brève expérience comme assistante de rédaction dans un magazine de numismatique. C’est en m’appuyant sur mon parcours universitaire en histoire, que j’ai pu écrire des articles qui remettaient les monnaies dans leur contexte historique. J’ai participé à un fanzine manga amateur. Et lorsque je me suis mise à la conception web, j’ai rédigé des articles pour mon premier site personnel sur l’art, puis l’écologie et aussi mes humeurs… Vers l’année 2009, lorsque que la mode des blogs a commencé à fleurir sur la toile française, je me suis mise à bloguer. J’ai écris des articles pour le mien, mais aussi dans le cadre professionnel. Ceci m’a permis de m’initier à la rédaction web. Mais… ce qui m’intéresse vraiment c’est inventer et raconter des histoires, que ce soit sous forme de nouvelle, de roman ou même faire du storytelling autour d’une marque, d’un produit, d’une entreprise.

Écrire un roman pour raconter une histoire

Il y a quelques années, j’ai débuté l’histoire d’une adolescente approchant la majorité. Lorsque son aventure commence, elle vient de vivre un deuil, qui va changer le cours tranquille de son existence. Cet évènement l’oblige à déménager pour aller vivre chez son père. Mais d’étranges phénomènes surviennent juste avant et dans les jours suivant ce décès. Loane tente d’en comprendre le sens, aidée de ses amis. J’étais à fond dedans lorsque j’ai écris les premiers chapitres. Inspirée comme jamais. Brosser son univers coulait de source. Et puis, je me suis arrêtée. Le flot s’est tari. Panne d’inspiration. Le rythme auto-boulot-dodo a pris le dessus. J’étais mon disponible avec la naissance mon fils. L’accès a son univers me semblait fermé ou lointain. Je vibrais toujours autant à la lecture des premiers chapitres. Mais, je ne savais plus où aller pour la suite. Les semaines, les mois puis les années se sont écoulées, sans que ce projet n’évolue significativement, à part quelques corrections des chapitres existants.

Écrire un livre : trouver la force de persévérer !

Le truc est que quand je m’immerge dans une histoire, j’ai besoin d’y être à fond. Style ermite enfermé dans sa cellule absorbé par le travail d’enluminure d’un manuscrit. Le monde n’existe plus. J’ai besoin de m’immerger dans l’univers particulier du roman en écoutant des musiques, qui collent avec son ambiance. Sauf que… cela n’a pas été ou plus possible pendant plusieurs années. Vous savez ce que c’est, non ? Le train-train quotidien, auto-boulot-dodo, la maison à s’occuper, un mari, un enfant, etc. Puis, les circonstances de la vie m’ont amené à avoir plus de temps libre. Pas forcément toujours par choix d’ailleurs. Et petit à petit, je m’y suis remise. J’ai changé mes méthodes. J’ai appris de l’expérience d’autres auteurs et j’ai fini par faire sauter mon blocage.

Faire du temps son allié

Résultat après avoir végété plusieurs année sur les quatre premiers chapitres, je suis heureuse de vous annoncer qu’au printemps 2020 je suis passé à 8 chapitres et j’ai des idées pour la fin. Comme quoi, mieux vaut tard que jamais.

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