Faire une liste de souhaits pour aller de l’avant quand tout va mal…

Durant l’automne 2016, j’ai été clouée au lit par la douleur (hernie discale et sciatalgie)… une douleur violente, intense, que même la morphine ne pouvait apaiser. Quelque chose de si fort, que je ne souhaite à personne de le vivre. La position assise dos droit était intenable, une torture et même marcher debout était très difficile. Des gestes simples comme prendre une douche ou aller aux toilettes devenaient des défis quotidiens. Seule la position allongée était gérable. Pendant ces 3 mois, une chose m’a permis de garder le morale et rester positive. Ce n’est pas la seule. Mais, je voulais partager ce petit truc, qui pourra peut-être servir à d’autres.

Je voulais croire qu’après l’opération, je m’en sortirai et je pourrais reprendre une vie normale. Et dans cette perspective, j’ai écris dans le petit carnet qui me servait de journal pendant cette période, ce que je voudrais faire après. Toutes les choses que je ne regrettais de ne pas avoir faite, les gens que je n’avais pas contactés depuis longtemps, les « je t’aime » que je n’avais pas dit, les idées que je n’avais pas voulu tester ou concrétiser avant par peur, par manque de temps, par manque de confiance en moi, etc. Je m’étais dit, que si je mourrais demain, qu’est-ce que je regretterais.

Liste de rêves à réaliser pour donner un nouvel élan à s a vie

Dans ma liste, il y avait des choses simples, comme plus ambitieuse. En voici quelques unes…

  • finir d’écrire mon roman,
  • écrire un conte pour enfant,
  • faire de la marche régulièrement,
  • avoir mon jardin d’herbes aromatiques,
  • revoir le parc oriental de Maulévrier,
  • aller à la mer et marcher les pieds nus dans l’eau,
  • faire de la photo en pleine nature, de la faune et de la flore,
  • monter dans la grande roue à St Jean de Monts,
  • courir et sentir mes cheveux dans le vent,
  • inviter mes amis à la maison, consacrer plus de temps à mes proches,
  • prendre des cours en développement personnel, par exemple tester Art thérapie ou le coaching, des méthodes de bien-être, partager mes expériences à ce sujet via un blog, un groupe de discussion,
  • aider les autres personnes qui ont vécu des expériences proches de la mienne,
  • avoir plus d’activités créatives manuelles (peinture, dessin, collage, loisirs créatifs) ou prendre du temps pour ça, plutôt que de consacrer mon temps en libre encore au web et à la création web,
  • continuer à améliorer mon relationnel, mon expression orale et vaincre ma timidité (processus déjà débuté avant…),
  • etc,
Aperçu du journal période convalescence post-opératoire

Le bonheur de pouvoir de nouveau marcher

J’ai réalisé quelques uns de mes souhaits, j’en ai ajouté d’autres à ma liste. Certaines expériences m’ont apporté aussi des réponses par rapport à qui je suis et ce que je veux. Parce que l’action permet d’avancer. J’ai continué à tenir se journal quelques temps après l’opération. Il m’ a aidé à exprimer mes peurs, mes doutes quand la douleur revenait et aussi mes joies. Je regrette qu’il n’y ai pas de groupes de paroles (en réel) ou autres, pour ce genre de problème. Car les témoignages sur les forums santé, sont parfois plus anxiogènes qu’aidants. On y trouve plus souvent les cas de complications ou de gens qui ne s’en sortent pas, que les autres. Ce qui n’aide pas à garder le morale et à croire en sa propre guérison.

Je notais aussi mes progrès en marche à pied, que je faisais tous les jours sur recommandation du kiné. Au début c’était juste 5 minutes, puis 10 minutes, puis 20 minutes, puis 30 minutes, etc. Je me souviendrai toujours du lendemain du retour chez moi. La veille j’étais trop fatiguée pour aller marcher dehors. Le temps était froid. J’avais encore énormément de sensations désagréables dans le pied et le long du nerf sciatique, comme du sable, des picotements et des fourmillements. Mais je tenais debout. Depuis des mois, je n’avais pas pu me tenir debout pour aller marcher seule dehors. Avec mon mari, nous avons mis manteaux, gants et écharpes. Bras dessus, bras dessous nous avons fait quelques mètres devant la maison à pied. Ce simple geste banale pour la plupart d’entre nous était à ce moment là quelques chose de merveilleux.

J’étais si heureuse de pouvoir marcher et me tenir debout, que j’ai pleuré, pleuré de joie comme jamais auparavant.

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