La critique est un boomerang, qui revient toujours à son lanceur !

Le jugement de valeur, la critique facile ou râler sans cesse contre « les autres ». Tu connais ? Moi, oui. J’avoue à certaines périodes, ça m’arrive. Et je n’en suis pas fière, car cela gâche mes relations sociales, bêtement.

Dale Carnegie et l’amitié

Aujourd’hui, je lisais le livre de Dale Carnegie, « Comment se faire des amis ? ». C’est un best-seller du monde du développement personnel. Et je voulais voir ce que cet écrivain et conférencier américain (1888 – 1955) pouvait bien avoir à dire sur les relations sociales. Pendant ma pause déjeuner sur l’herbe et au soleil, au Parc des Sablières à Challans, j’ai lu les premières pages. Et elle parle du jugement que nous portons sur les autres et des effets néfastes de la critique sur nos relations sociales.

La critique, poison de nos relations

Il explique que dans nos échanges avec les autres, la critique est vaine, voir néfaste. Pourquoi ? Parce qu’elle met notre interlocuteur sur la défensive et le pousse à se justifier. Le jugement de valeur provoque la rancune et l’amertume, et de ce fait décourage et démotive sans pour autant redresser une situation.

Je n’ai pu m’empêcher de trouver ces paroles justes. Car, j’ai moi-même pratiqué la critique. Par la même occasion, j’ai gâché bêtement certaines relations sociales (amis, vagues connaissances, collègues, inconnu,etc). Cela ne signifie pas, que tu dois t’interdire d’avoir des avis ou des opinions. En fait, ces avis doivent rester des « avis », c’est à dire des points de vue personnels et subjectifs formuler à l’aide de « je pense… » ou « je trouve… » et non sous la forme accusative « tu es con.. » ou « qu’est-ce qu’elle est bête, celle-là ! ».

La nuance entre critique et avis personnel

En affirmant avec la formulation « tu es », nous faisons comme si il était dans la nature de l’autre, d’incarner le qualificatif ou la valeur que tnous lui attribuons. Alors que les gens ne sont généralement pas « bête », « con » ou « salaud » dans toutes les circonstances de leurs vie et tout le temps. C’est réducteur. Notre point de vue est quelque chose de personnel et faillible. Il est notre réaction par rapport à une ou des situations données. Ce qui ne signifie nullement, que notre opinion sur cette personne soit tout le temps vrai et en toutes circonstances.

Notre imperfection est notre point commun

Tout le monde commet des erreurs. Tout le monde a des moments de fatigue ou au contraire d’énervement. Nous pouvons tous avoir un jour un mot de trop contre quelqu’un, être irrespectueux, mentir, manipuler ou commettre une erreur. Car cela fait partie des potentialités de la nature humaine. Parfois, les défauts des autres évoquent aussi inconsciemment nos propres imperfections. C’est à dire ce que nous ne tolérons pas en nous. Le jugement hâtif est alors une projection. De la même façon, lorsque nous sommes jugés durement, nous ne devons pas le prendre pour argent comptant. D’autres raisons, que nos supposés défauts, peuvent être la cause de cet emportement.

La frustration, source de critiques acerbes

Le dénigrement de l’autre advient aussi, lorsqu’une de nos attentes n’est pas honorée. On a tendance alors à avoir la critiquer facile et à râler. Ce n’est malheureusement pas la bonne attitude. Car nous sommes responsables de la satisfaction de nos besoins. Il est inutile de tout attendre de l’autre, et vice-versa. Car si autrui ne devine pas nos attentes, frustrés, notre réflexe va être de le critiquer sévèrement. Le fameux mode « Ouin-Ouin » ou « Calimero » ou « les autres y me comprennent pas, je suis malheureux! ». Il est de notre devoir de prendre soin de nous-même, d’être à l’écoute de nos besoins et de les formuler clairement.


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